samedi 8 août 2026

 

DOJO SHIDOKAN

Muso Shinden ryu Shoden OMORI RYU

Kata créé par Masamitsu Omori Sensei au 18e siècle, Kata le plus récent du Muso Shinden Ryu.


Sho Ato (Premier sabre)

Seiza (de face)

Idem séquences que Mae (Seitei Iaï ZNKR), mais petites différences :

Tsuka kashira au centre du corps.

Descendre en Seiza en reculant légèrement la jambe gauche.

Saisie du sabre, d’abord main gauche puis main droite, mais presque simultanément.

Serrer les genoux en dégainant.

Dans la coupe horizontale on coupe 20cm plus loin tout en menaçant toujours les yeux.

La menace est très forte pendant le Seme et la lame part horizontalement, le bras reste tendu menaçant puis très vite on arme verticalement, la lame peut légèrement tomber derrière. La coupe verticale est très ample et forte, la lame part de plus loin derrière pour finir plus bas devant (20 cm du sol), déplacement léger du corps pendant la coupe, déplacement du bassin vers l’avant pendant le seme, genou avant toujours en attaque.

Le Chiburi est plus grand et plus large, main droite à mi hauteur de cuisse droite, kissaki à hauteur du genou droit. Fin de Noto, la main droite quitte le sabre vient en fin de tsuka et quitte naturellement le sabre pour aller directement le long de la jambe droite.


Sato (Sortir le sabre à gauche).

Seiza ( à droite)

Pivoter rapidement sur le genou droit au sol d’1/4 de tour vers la gauche. Le genou gauche est dressé vers l’avant. Idem Sho Ato . Couper horizontalement quand on est complètement tourné. Placer d'abord le metsuke !


Uto (Sortir le sabre à droite)

Seiza ( à Gauche)

Pivoter sur genou gauche au sol d’1/4 de tour vers la Droite.

Le genou droit est dressé vers l’avant. Idem Sho ato.


Ata Hito (Sortir le sabre derrière)

Seiza (vers l’arrière), demi-tour en reculant pied droit.

Pivoter sur genou droit au sol de 1/2 tour vers la gauche.Le genou gauche est vers l’avant. Idem Sho Ato.




Inyo Shintai (Principes opposés, avancer - reculer)

Seiza (de face). Attention au rythme et à la hauteur des coupes !

1ère coupe horizontale genou droit dressé en avant, genou gauche au sol.

2ème coupe verticale debout mais bas, le genou droit à15cm du sol (pied Gauche en avant). Petit Chiburi en descendant genou droit au sol.

Noto à genoux en ramenant genou gauche dressé écarté.

Repartir directement en dégainant et en reculant fortement la jambe gauche loin en arrière (maintenir le corps droit) pour rester bas et en effectuant une coupe horizontale, debout jambe droite en avant.

Pression, Semé en posant le genou gauche au sol, coupe verticale genou droit dressé devant, gauche au sol.

Grand chiburi , inversion des jambes, Noto en descendant en Seiza.


Ryuto (Le sabre de l'école)

Seiza (à droite). Attaque vient de gauche (comme Uke Nagashi).

Parer l'attaque. Lever le genou gauche et placer le pied gauche à 45° devant en dégainant pour protéger la tête avec le mune du sabre, Saya beki très fort, bras droit presque tendu au dessus et devant la tête. Le genou droit touche à peine le sol. Petit stop. Retirer le pied droit et partir à 90° par rapport au pied gauche

Maintenir le bras droit pour tenir le sabre adverse et rester bas en écartant les jambes pour ne pas trop monter les hanches. En même temps le sabre passe de l'autre côté de la tête et vient se poser sur l'épaule droite, en pivotant les hanches (et pied gauche) vers l'adversaire et saisir à deux mains et couper en oblique 60° dans le flanc gauche de l’adversaire au dessus de l'obi en joignant le talon droit vers talon gauche, sur la pointe des pieds corps légèrement penché vers l’avant, lame arrêtée à hauteur du ventre en oblique. Rester à la même hauteur (le plus bas possible) et maintenir le metsuke sur teki pendant tout le mouvement qui se réalise en un temps et descendre à la fin pour presser verticalement et déséquilibrer teki.

Recul de la jambe gauche, laisser descendre la lame verticalement à 30 cm du sol .

Poser la pointe de la lame à 10 cm du genou droit, Noto en descendant en Seiza.




Junto
(Le sabre de l'ordre) appelé aussi Kaishaku (recevoir un ordre)

Kata de démonstration (ne pas présenter pour examen ou concours).

Seiza (de face) Assistant de Seppuku (beaucoup de calme et de respect) en léger recul.

Lever le genou droit vers la droite à 90°, en même temps dégainer 1/3 en maintenant la tsuba près du genou droit. Se lever debout en prenant la garde Hasso No Kamae (réaliser le mouvement souplement en un temps en passant de la gauche à la droite par dessus la tête). Légère attente puis armer à 2 mains au dessus de la tête, coupe en biais en avançant le pied droit, arrêt de la coupe à l’horizontale basse. Puis terminer la coupe verticalement.

Laisser descendre la lame à 30cm du sol.

Poser la pointe du sabre à 10cm du genou droit, Noto en descendant en Seiza. Ne pas mettre la main à l'extrémité de la tsuka en fin de kata.



Gyakuto (le sabre inversé)

Seiza (de face). Attaque de face (Uke Nagashi)

Lever le genou droit en dégainant (1/3) menaçant vers l’avant.

Se lever en reculant le pied droit et armer à 2 mains au dessus de la tête.

Coupe verticale à hauteur de la tête, pied droit en avant.

Faire un pas et armer pour deuxième coupe verticale jusqu’à l’abdomen (pied droit en avant). Avancer pied gauche à hauteur du pied droit , reculer le pied droit en armant au dessus de la tête. Descendre le sabre à 20 cm du sol en même temps descendre à genou (droit au sol , gauche dressé). Saisir le sabre en retournant la main droite.La main gauche est à plat vers l’avant à hauteur du genou gauche, le sabre est en oblique 60° tranchant vers l’avant, pointe vers le sol à 20 cm de haut. Relever le sabre, sans bouger la main gauche, en tranchant la carotide (ramener la main droite vers l'épaule droite, coude écarté).

Poser sabre dans le coude gauche au dessus du genou gauche pour effectuer Noto sur place en ramenant genou gauche écarté.



Seichuto (le sabre semi-dressé)

Seiza (à gauche). Attaque vient de la droite.

Pivoter et se lever en dégainant, position basse, metsuke fort et haut. Placer le pied droit devant. Couper quand on est complètement tourné vers l'adversaire, le poignet droit de l'adversaire qui, de Shomen au dessus de la tête, vient couper verticalement. Le pied droit en avant . Ecarter légèrement le poignet gauche de l'adversaire.

Avancer le pied gauche à hauteur du pied droit en repoussant l’adversaire. Semé.

Armer à 2 mains au dessus de la tête.

Coupe verticale jusqu’au ventre, pied droit en avant

Grand chiburi, inversion des pieds et Noto en descendant en Seiza



Koranto (le sabre du tigre)

Kata Debout réalisé de 2 formes différentes.

I ère forme avec léger arrêt après la première coupe, 2e forme sans arrêt.

Avancer la jambe gauche en dégainant

1ère coupe horizontale jambe droite en avant

Avancer jambe gauche vers jambe droite en repoussant adversaire

2ème coupe verticale jusqu’au ventre, jambe droite en avant

Grand chiburi sur place, inversion des pieds et Noto(debout).



Gyakuté Inyoshintaï (Principes opposés et main inversée)

Seiza (de face)

Départ et Ière partie comme Inyoshintaï

1ère coupe horizontale genou droit en avant (dressé).

2ème coupe verticale debout en avançant la jambe gauche

Chibouri court en descendant à genoux (gauche dressé en avant , droit au sol)

Noto en ramenant le genou gauche écarté

Repartir ensuite directement en dégainant vers le sol et en se redressant pour stopper une attaque sur la droite à la jambe, le tranchant du sabre vers l’avant, pied droit en avant, grand recul du pied gauche. La position doit être forte et l'écart du sabre suffisant pour stopper une coupe dans la jambe droite. La pointe doit être le plus bas possible.

En maintenant le seme, descendre à genoux (gauche au sol, droit dressé en avant), et armer à 2 mains au dessus de la tête.

Coupe verticale (au hauteur du ventre), genou droit toujours en avant dressé.

Grand chiburi (à genoux) en se redressant debout, inversion des pieds, Noto en descendant en Seiza.



Batto (le sabre qui sort)

Seiza (de face)

Se dresser sur les genoux en les ramenant et en armant les pieds, dégainer à l’horizontale (latéralement) puis ramener le milieu de la lame du sabre au centre du corps en écartant les genoux, armer en coupant les poignets de l’adversaire qui a saisi la veste à hauteur du sternum.

Armer les 2 mains au dessus de la tête en resserrant les genoux.

Coupe verticale en écartant les genoux (sur place) lame arrêtée à 2cm du sol.

Chiburi court sur place en ramenant les genoux en fin de noto.

Après Noto sur place, replacer les pieds et descendre en seiza.

mardi 21 décembre 2021

vendredi 12 novembre 2021

Dégainer avec la hanche.

 


Dojo Shidokan.


Dégainer avec la hanche.


C'est considéré comme une erreur quand c'est trop visible dans la plupart des cas durant les dégainés de l'exécution des katas iaïdo ZNKR, sauf pour trois katas : Tsuka ate, Gan men ate et Shiogiri. Dans ces trois cas, où d'ailleurs il y a ensuite un Tsuki, il est fortement recommandé de faire travailler la hanche gauche pour permettre et achever le dégainé du sabre. Ce qui facilite la menace directement vers l'arrière avec la pointe (Kissaki) et fluidifie le mouvement du sabre pour piquer tout de suite l'adversaire au ventre (Tsuki).


L' attention, durant la réalisation de ce mouvement, est de laisser le Kissaki du sabre dans le fourreau à hauteur de ma hanche gauche, tout en relâchant le poignet droit. Le mouvement de dégainé (Saya beke), produit par la hanche gauche liée au poignet gauche, réalise un dégagement de la saya qui laisse le Kissaki au niveau de mon dos. Alors que, si le dégainé est réalisé avec la main droite, le Kissaki se trouve au milieu de mon corps, voire même devant mon corps. Evidemment avec le mouvement de rotation du corps, c'est parfois difficile de discerner les détails de ce mouvement, gommés par le pivot. Mais, celui qui regarde attentivement peut voir le mouvement du poignet droit et la tension du bras droit. Parfois même, l'inclinaison du torse, si on n'utilise pas la hanche gauche pour aider le dégainé. Le timing des actions de cette phase de pivot et dégainé simultanés doit être étudié calmement et avec attention.


Une autre conséquence de ce travail de la hanche est l'augmentation de la stabilité, de la vitesse d'exécution et du Seme. Lors du pivot, exécuté correctement, la pointe du sabre est directement menaçante vers l'adversaire, ce qui est nettement plus perturbant pour lui.


Comme le poignet droit n'est pas crispé et le coude droit n'est pas tendu, la position de la lame sur la poitrine avant le piqué est plus ferme, stable et à bonne hauteur dans Tsuka ate et Shiogiri. Pour Gan men ate, le poignet droit vient naturellement plus haut sur la hanche droite et aussi plus rapidement du fait qu' il a moins de chemin à parcourir. Ce qui facilite bien sûr le piqué.

Pour exécuter correctement ce mouvement, je m'efforce au maximum de travailler le relâchement des bras et de fortifier les jambes en pliant légèrement les genoux pour permettre aux hanches de bouger plus aisément. La tension du haut du corps devrait être éliminée et compensée par la puissance du bas du corps. Pour cela, le Mushin m'aide beaucoup. Penser à vider l'esprit est ma grande préoccupation et comme c'est une attention, justement c'est encore plus difficile. C'est ce que je me répète souvent, mais je dois avouer que cela n'est pas évident du tout. La faute me rappelle perpétuellement mes faiblesses, ... sans pour cela affaiblir mon moral. Recommencer pour essayer de faire mieux est le travail préféré du iaïdoka.

jeudi 7 octobre 2021

Reiho.

 

Shidokan



REIHO


Port de l'épée ( port du sabre).
Il existe quatre façons acceptables de porter l'épée japonaise:
1. Portée à la ceinture. C'est la position préférée dans le dojo, mais pas en dehors (pas à l'extérieur du dojo).
2. Porté dans la main droite, le tranchant vers le bas, la tsuka vers l'arrière, le bras à pleine longueur le long du côté droit du corps, le kurigata derrière la main. Il s'agit normalement d'une position statique (pas de mouvement) utilisée pour les saluts debout.
3. La position Sageto : Tenu dans la main gauche, le tranchant vers le haut, le bras dans toute sa longueur le long du côté gauche du corps, la tsuka pointant légèrement vers l'intérieur.
kurigata dans la main. Il s'agit normalement d'une position statique (pas de mouvement).
4. La position Teito : Depuis la position Sageto, plier le coude en soulevant la tsuba le long du corps, légèrement devant et au niveau de la hanche gauche, la tsuka kashira au centre à hauteur du sternum.
Remarque : Si, pendant l'enseignement, la classe est interrompue pour une explication ou une discussion, l'épée doit être remise dans la saya s'il y a des raisons de le faire. L'épée doit être remise dans la saya s'il y a une période assez longue avant la reprise de la pratique. S'il ne s'agit que d'une brève explication ou si la période d'arrêt est courte, tenez-vous normalement en tenant l'épée dans les deux mains de manière détendue, de façon à ce que le kissaki soit dirigé vers le bas et non vers le haut. Le kissaki doit être dirigé vers le sol devant vous, avec un léger angle vers la droite. La pointe se trouve juste à l'extérieur, devant et à droite de votre pied droit.


Entrée dans le dojo
En tenant l'épée en Sageto, se diriger vers l'entrée du dojo. Transférer l'épée sur l'avant du corps.
votre corps en position droite, faites face au Kamiza/Shomen et inclinez-vous légèrement de la taille vers lui. Transférer l'épée en position Teito et entrer dans le dojo. Dans le dojo, l'épée doit être portée en Teito ou à la ceinture.
Placement préparatoire à l'inclinaison du salut.

"Nous nous efforçons de nous maîtriser à travers notre entraînement.
les efforts de chaque élève vers cet objectif doivent être honorés".

En tenant l'épée dans le Teito, allez à l'endroit approprié à votre rang et à votre ancienneté dans ce rang. asseyez-vous en Seiza. Le Sensei s'assiéra directement en face du Shomen et dos à celui-ci. Les élèves doivent s'aligner en face du Shomen. Le rang le plus élevé sera à droite en faisant face au Shomen. le Shomen et l'étudiant du rang le plus bas sera à gauche. Parfois, le Sensei ne prend pas sa place devant, alors continuez sans lui/elle.

Disposition du salut en cas de foule ou de visiteurs spéciaux
S'il y a beaucoup de monde, des visiteurs ou d'autres conditions particulières, le yudansha s'assiéra à la gauche du sensei et perpendiculairement au shomen, à gauche du sensei et perpendiculairement au shomen, l'élève le plus âgé le plus proche du sensei. Le mudansha s'assoit face au sensei. Les invités d'honneur et les visiteurs sont assis à la droite du sensei et perpendiculairement au shomen (face au yudansha, l'élève le plus ancien ou honoré le plus proche du sensei).

Séquence de saluts avant la pratique.
La séquence des saluts et des commandements au début:
1. Au dojo (Kamiza/Shomen) - Shomen ni Rei (l'épée est du côté droit). Suivi de Mokuso avec sabre à droite.
2. Au sensei - Sensei ni Rei. (épée du côté droit)
3. Entre vous - Otagai ni Rei (Onega shimasu*).
4. Au sabre - To Rei.** (Le sabre passe de la main droite à la main gauche, puis il est placé dans la bonne position pour le salut - voir ci-dessous).


Séquence des saluts après la pratique.
La séquence des saluts et des commandements en fin de pratique :
1. Au sabre - To reï.** (L'épée est retirée de la ceinture et placée dans la bonne position pour le salut. Suivi de Mokuso avec sabre à droite.
2. Au sensei - Sensei ni Rei. L'épée est à droite

3. Entre nous - Otagai ni Rei (domo arigato gozaimashita*).

4. Au dojo (Kamiza/Shomen) - Shomen ni Rei (l'épée est déplacée vers le côté droit après le salut au sabre.
* Parlé ensemble.
** Pour les petites classes, non précisé
Note : Le commandement de s'incliner est Rei. Si le sensei est devant la classe, l'ordre Sensei ni Rei est utilisé, sinon elle est ignorée. De plus, lorsque le professeur est face à la classe
et que le Shomen ni Rei est le commandement, on fait une pause entre le Shomen ni et le Rei jusqu'à ce que le professeur se soit retourné et ait fait face au Shomen.
De même, laissez le temps à l'enseignant de se retourner et de faire face à la classe avant de donner l'ordre du salut suivant.
Onega Shimasu signifie "S'il vous plaît, faites-moi cette faveur". Si un professeur important est
présent, alors le plus respectueux, Yoroshiku Onegai Shimasu.
Domo Arigato Gozaimashita Signifie "Merci pour ce que vous avez fait". Des saluts moins formels
entre l'instructeur et les élèves en signe de gratitude pour avoir appris ensemble, "domo arigato" ou simplement "domo".
Lorsque l'épée est placée sur le côté droit pour les saluts, le bord tranchant est pointé vers la droite, la tsuka est vers l'avant. La tsuba est au même niveau que l'avant du genou, et il y a environ une largeur de main entre la jambe droite et le sabre.


Pour le salut au Shomen debout au départ de Teito Shiseï en début de pratique. Passer la tsuka de la main gauche à la main droite en face du nœud de ceinture en maintenant la sagéo en place contre la saya et dans la main droite à hauteur de la tsuba. Présenter le sabre devant vous, bras légèrement tendus à hauteur des yeux. Les deux paumes de mains sont placées vers le haut. La main droite à la hauteur de la tsuba et main gauche à hauteur de l'extrémité de la saya.. S'incliner à l'ordre Reï sans modifier la position du sabre, puis se redresser et placer la sabre dans l'Obi de la même façon qu'en seiza.

En fin de pratique, effectuer le mouvement inverse pour revenir en Teito Shiseï.

Séquence de saluts pour les démonstrations individuelles, Taikai et Shinsa (examens)


La séquence de saluts avant :
1. Au dojo - salut debout au point de départ.
2. Vers le sabre - salut assis approprié (voir ci-dessous).
Placez l'épée directement dans la ceinture après le salut et continuez.
La séquence des saluts après le cours :
1. Vers l'épée - (voir ci-dessous).
2. Au dojo - salutation debout au point de départ.
Revenir à l'entrée en reculant de 3 pas - puis se retourner et partir.


Description de la séquence de salut au sabre pour le ZNKR Seitei-gata Iaido
La séquence de salut pour le Seitei-gata Iaido est la même que pour le Muso Shinden Ryu au début
et celle du Jikiden Eishin Ryu à la fin. En règle générale, le dojo utilisera ces saluts pour le début et la fin de l'entraînement ou du cours.


Les saluts pour un examen, un concours ou une démonstration
ont seulement un seul salut en seiza à l'épée au début et à la fin du shinsa.

Au début et à la fin des cours, il y a 3 ou 4 saluts (voir ci-dessus) effectués en seiza. Ce faisant,
l'épée est déplacée du côté gauche au côté droit pour les saluts supplémentaires.
En entrant dans le dojo ou dans la zone d'examen, l'épée est placée sur le côté gauche - soit dans le teito, soit dans la ceinture. Dirigez-vous vers l'endroit du dojo correspondant à votre statut (voir point 3 ci-dessus) ou vers l'endroit désigné pour les examens.
En cas de démonstration à l'endroit désigné pour le shiai.

Séquence d'inclinaisons.

Prenez la position assise seiza (le genou gauche doit toujours toucher le sol en premier). Si vous êtes en classe, suivez les instructions de l'instructeur. Pour les premiers saluts, l'épée doit être déplacée vers le côté droit après s'être assis en seiza.


a. Amenez la tsuka vers votre ligne centrale et passez le contrôle à la main droite. Le sageo

doit être enroulé autour du pouce gauche. N'essayez pas de le transférer au pouce droit.

Mais faites en sorte que les doigts de la main droite poussent le sageo contre la saya. Placez l'épée le long du côté droit, avec la tsuba au niveau du genou, bord éloigné. Assurez-vous que l'épée ne repose pas sur votre hakama (ceci est considéré comme une insulte à l'épée).

b. Après avoir effectué les 2 ou 3 saluts mentionnés ci-dessus, l'épée doit être transférée du côté droit et placée dans la bonne position.

Essentiellement, l'épée doit être remise à l'endroit où elle aurait été si vous vous étiez assis. Baissez la main droite et saisissez le saya de la manière habituelle avec le pouce sur la tsuba en faisant attention à bien saisir le sageo.

c. Lever l'épée en douceur et la faire pivoter vers le côté gauche en l'amenant le long de la cuisse gauche.

d. Passez le contrôle à la main gauche, en essayant de maintenir le contrôle du sageo. Puis continuez les étapes suivantes.

Placez l'épée devant vous pour le To ni Rei. La séquence pour cela est la suivante :

e. Avec la main gauche (qui tient la saya juste derrière la tsuba et le pouce gauche qui tient

la tsuba), allongez la tsuka directement vers l'extérieur et vers la droite jusqu'à ce que le bras gauche ait atteint son extension maximale, mais que la pointe soit toujours dans l'axe du bras.

Extension maximale mais que la pointe soit toujours dans le obi.

f. Passez la prise de la saya/tsuba de la main gauche à la main droite. Puis faites glisser la main gauche le long de la saya jusqu'à ce que la ceinture soit atteinte, laissant le sageo glisser dans la main gauche et lissant ainsi le sageo le long de la saya.

g. Tout en maintenant la main gauche à la ceinture, continuez à retirer l'épée de la ceinture avec la main droite. La main gauche continue alors à lisser le sageo le long du saya au fur et à mesure que le retrait progresse.

h. Lorsque l'extrémité de la saya (kojiri) passe dans la main gauche, cette dernière saisit l'extrémité du saya et, d'un geste doux, elle l'enlève.

l'extrémité du saya et, d'un mouvement fluide et continu des deux mains, pose l'épée directement devant elle sur le sol.

devant sur le sol. L'épée doit être posée sur le sol, le bord éloigné, la tsuba devant le genou droit, le kojiri légèrement en retrait.

genou droit, le kojiri légèrement plus proche que le tsuka. Après le placement sur le sol, l'excès de sageo est enroulé à partir du kojiri le long de l'arrière de la saya (côté mune).

i. Lorsque l'on pose l'épée au sol, les doigts de la main droite doivent être sous le saya

avec le pouce sur la tsuba. Les doigts de la main gauche sont au-dessus du saya au niveau du kojiri. Le pouce gauche doit être sous le saya en tenant le sageo serré contre le saya.

j. Le To Rei est effectué sur ordre de l'instructeur ou de l'élève le plus âgé lorsque la taille du groupe le justifie. Le salut au sabre est essentiellement privé entre la personne et son sabre.

Les ordres ne sont pas nécessaires, sauf pour coordonner un groupe plus important.

k. La main gauche est placée à plat sur le sol entre le genou gauche (légèrement à l'intérieur vers le genou droit) et l'épée. Ensuite, la main droite est placée sur le sol à côté de la main gauche de manière à former un triangle dont les deux pouces se touchent à l'extrémité, formant ainsi la base.

les deux pouces se touchant à l'extrémité et formant ainsi la base, et les index se touchant à l'extrémité et formant ainsi les côtés du triangle. Les bras sont à ce moment-là droits et le corps légèrement penché vers l'avant.

Pliez le corps en avant dans le salut de façon à ce que les coudes soient à côté de chaque genou.

et que le dos soit droit et horizontal. La tête ne doit pas être inclinée vers le bas pendant le salut, mais doit rester dans le même plan que le dos.

De même, les fesses ne doivent pas se soulever des talons des pieds.

Une fois que l'instructeur s'est relevé de son salut, revenez lentement et gracieusement à la position suivante

les bras sont droits et les mains sont toujours sur le sol. Puis soulevez la main droite

sur la cuisse droite, puis la main gauche sur la cuisse gauche. La posture est à nouveau droite et redressée.

l. Tendez la main droite et saisissez le sageo (près du kojiri, là où le sageo s'enroule en arrière) entre le gros doigt et l'index. Déplacer la main droite vers le saya près de la tsuba

et saisissez l'épée de la manière habituelle (le sageo étant toujours tenu par les doigts de la main droite). Avec la main gauche, saisir le saya près du kojiri, puis avec un mouvement continu et régulier des deux mains, soulever l'épée. Amenez le kojiri au centre du obi, en ligne avec votre nombril.

m. Avec le pouce gauche, ouvrir de force l'espace entre la boucle la plus intérieure du obi et la boucle centrale.

Glissez ensuite le kojiri dans cet espace en amenant la tsuka vers le haut et légèrement vers l'avant tout en poussant la pointe dans l'obi.

n. La main gauche se dirige ensuite vers la fente du hakama le long du côté gauche pour guider la pointe sur la sangle du hakama.

o. La main droite continue de pousser doucement l'épée à travers le obi jusqu'à ce que le bord de la tsuba soit aligné avec la ceinture du hakama à hauteur du nombril.

p. La main gauche remplace la main droite sur la tsuka, le pouce gauche sur la tsuba à 1 heure.

q. Vous pouvez maintenant commencer.


Séquence d'inclinaison vers l'extérieur

a. Lorsque vous êtes prêt à terminer, allez à l'endroit même où vous avez salué et asseyez-vous en seiza.

b. Détachez votre sageo et laissez-le en travers de votre jambe.

c. Saisissez le tsuba/tsuka de la manière habituelle avec la main gauche et étendez l'épée vers votre côté droit selon le même angle que le tsuba/tsuka.

vers votre côté droit selon le même angle que l'épée tout en restant dans l'obi.

d. Échangez votre index droit sur la tsuba pour le pouce gauche avec les doigts de la main droite sous la saya et le pouce droit sur le saya près du kurikata.

e. La main gauche lisse le sageo tout en revenant à l'endroit où le saya passe à travers le

obi.

f. La main gauche enroule ensuite le sageo sur le pouce droit. (Remarque : la main gauche déplace le sageo de son emplacement 1/3, ce qui devrait faire environ une boucle et demie.

g. Après avoir bouclé le sageo, la main gauche revient le long de la saya (qui se trouve partiellement dans le obi) jusqu'à l'endroit où le saya traverse le obi. Elle reste à cet endroit jusqu'à l'étape "L" ci-dessous.

h. La main droite retire alors le reste de la saya du obi et place le kojiri sur le sol, vers la droite et vers l'avant, dans un mouvement de va-et-vient.

le kojiri sur le sol, à droite et vers l'avant, à la verticale. Ne frappez pas le sol en posant

la pointe vers le bas. Le bord de l'épée doit être orienté vers vous.

i. Sans déplacer la pointe de l'endroit où le kojiri a été posé sur le sol, faire pivoter le sabre vers le bas, vers la gauche de façon à ce qu'elle soit posée sur le sol avec le bord vers vous et la tsuka à votre gauche.

Le sagéo doit être à l'intérieur de l'épée (vers vous) et non sous ou devant le saya.

j. Avec la main droite, lissez le sagéo le long du saya, en repoussant tout excès qui dépasserait la pointe.

k. De la main droite jusqu'à la cuisse, juste devant le corps.

l. De la main gauche, descendre de l'obi jusqu'à la cuisse gauche.

m. Saluer de la même façon que ci-dessus.

n. Tendre la main droite et saisir la tsuba avec l'index droit, le pouce et les doigts qui tiennent la saya.

o. Amener l'épée en position verticale directement devant (et légèrement plus près).

p. Avec la main gauche, lisser le sagéo le long de la saya. Avec la main gauche au niveau du

kojiri, prendre l'épée à deux mains et l'amener doucement le long de votre côté gauche au niveau du

obi.

q. Avec la main gauche, enroulez le sagéo autour de votre pouce gauche et passez le contrôle de la tsuka/tsuba de la main droite à la main gauche. Le pouce gauche doit être sur la tsuba avec le sagéo enroulé autour de lui.

Note : L'alternative à l'étape N-Q est de faire une boucle autour du sagéo avec la main droite alors qu'il est encore sur le sol et de maintenir la boucle jusqu'à ce que vous ayez le contrôle.

au sol et de maintenir la boucle jusqu'à ce que le contrôle soit passé à la main gauche.

r. Déplacez l'épée sur le côté droit comme vous l'avez fait aux étapes "a" à "c" de la séquence "Salut à l'intérieur".

Séquence.

s. Faites les 2 ou 3 saluts pour la fin de la classe comme décrit ci-dessus.

t. Reprenez le contrôle de l'épée sur le côté gauche comme à l'étape "d" de la séquence d'inclinaison.

Terminez

u. Puis, avec l'épée en Teito, se lever en s'agenouillant complètement, puis en amenant le pied droit au niveau du pied gauche.

le pied droit au même niveau que le genou gauche, et en se levant à partir de là.

v. Puis reculer de 3 pas (en commençant par le pied gauche).


Salut debout.

Le salut debout est effectué avant et après le salut du sabre pour un shinsa, un shiai ou une démonstration.

a. Les pieds rapprochés, faites face au Shomen.

b. Déplacer la tsuka le long du obi jusqu'à l'avant du nombril.

c. Passez la main gauche par-dessus la main droite et saisissez la saya sous et derrière la main gauche.

main gauche le tient.

d. Tordre en douceur la main droite vers le haut et la droite, en la laissant tomber le long de la jambe droite.

e. L'épée doit maintenant être orientée avec le kojiri pointant vers l'avant et le bas. La tsuka

doit être vers l'arrière et vers le haut. Le dos de la main droite doit être orienté à l'opposé de votre jambe, tout en tenant l'épée à peu près au niveau du kurikata.

f. Le transfert de l'épée de la main gauche à la main droite qui doit maintenir la boucle du sageo

étant sur le pouce droit.

g. S'incliner à partir de la taille, la tête et le cou étant alignés avec le dos, en même temps les pointes des pieds sont légèrement écartées puis resserrées en fin de salut. L'épée ne doit pas bouger avec le salut.

i. Laisser les yeux bouger avec le salut.

j. Pour revenir en arrière, déplacer le dos de la main droite vers le haut et l'avant en ramenant l'épée dans la main gauche, qui attend devant le nombril.

k. Essayer de trouver la boucle du sageo avec le pouce gauche, mais si c'est difficile, saisir le sageo en le pressant avec la paume de la main gauche contre la saya.

l. Avec le pouce gauche sur la tsuba, ramener l'épée en douceur le long de l'obi jusqu'à la position du teito.


Reiho du Muso Shinden Ryu

Le reiho pour Muso Shinden Ryu est presque le même que le salut en séquence ci-dessus. Pour les saluts debout, le sagéo est tenu dans la main gauche en extrémité de saya. Des adaptations propres à chaque senseï enseignant peuvent être demandées dans le travail des Koryu.

mardi 7 septembre 2021

Kamae

 

Dojo Shidokan.


Les gardes (Kamae).


Les positions de garde ou Kamae ne sont pas à négliger et doivent être continuellement travaillées pour être améliorées. Je pensais, à tort, que c'est idiot, que c'est trop connu et que cela n'a pas de sens de travailler ces cinq différentes gardes que sont, Gedan no kamae, Chudan no kamae, Jodan no kamae, Hasso no kamae et Waki no Kamae. Que du contraire, la réelle prise de conscience de ces kamae ne vient que par le travail répété et l'ajustement des positions. Tout est dans l'attitude et la disponibilité avec un brin de Mushin et de Seme. Une attitude neutre ne veut pas dire molle ou apathique. La réflexion doit me guider sur une position permettant toute action sans aucune préparation. La sérénité doit être démontrée, mais aussi un fort sentiment de menace doit être présent dans la vision de l'opposant, peu importe d'ailleurs sa position par rapport à vous. Je pense souvent au Jodan de fin de kata Shiogiri et j'ai une belle image de ce que je devrais pouvoir démontrer, quelle que soit la position de mes adversaires. D'où qu'ils soient, ils doivent percevoir cette menace !


Waki gamae est la garde qui me questionne le plus. Dans Shiogiri, avant d'effectuer la dernière coupe, il est demandé de passer par cette garde. Cela sous entend qu'elle doit être clairement démontrée à un certain moment pendant le pivot. Pour réaliser cela, je passe beaucoup de temps à travailler cette position Waki gamae. Je pense à la position de Jodan ou Hasso et place la Tsuba sur l'os de la hanche droite en relâchant complètement la main droite. La Tsuka Kashira est orientée vers l'adversaire, le buste est en oblique droite, mais la hanche droite reste en pression vers l'avant. Le genou gauche est fléchi vers l'avant et la jambe droite tendue pour permettre cette légère pression du corps vers l'avant. Le Kissaki, vers l'arrière, doit être à hauteur du genou, je vérifie cette inclinaison. La courbure forgée de la lame cache naturellement le Kissaki derrière mon corps. La pression de la main gauche doit déjà créer le sentiment de danger et permettre le geste suivant de Seme. Si je pense à cela, je n'arme pas le sabre à partir de l'arrière, mais bien en faisant passer la Tsuka Kashira devant moi pour armer. Cela ferme ma position d'armé, empêchant toute initiative adverse et donne une image plus menaçante en préparation de la coupe finale. J'ai, bien sûr, le sentiment que ce n'est pas encore parfait, mais j'ai vaguement l'impression que je progresse.


Au départ de ces différentes gardes, je dois sentir le Seme qui va suivre naturellement pour préparer l'armé et ensuite la coupe. La garde la plus détendue, Gedan gamae, n'est pas la moins dangereuse, que du contraire. Plus je prépare le Kamae, plus je prépare la coupe et plus je ferme ma position durant l'armé. Même si j'effectue ensuite un chiburi, cela ne change rien. Le Seme est toujours présent, c'est juste la façon de couper qui est différente. Encore une fois, cette attention change mon mental et mon travail. La pression du poignet droit vers l'avant, le plus longtemps possible, augmente le Seme. Sans le Seme, je coupe souvent en reculant et en donnant l'impression de fuite. Plus longtemps je maintiens le Seme, moins je donne l'impression de couper en reculant dans chiburi. Ce sont juste les jambes qui bougent, le corps est stabilisé par le placement des hanches et des pieds. A partir d'une garde ou Kamae, qui est plus une attitude mentale qu'une posture agressive, je réalise modestement qu'il y a possibilité de parfaire le reste.

lundi 16 août 2021

Kihon d'Ogura senseï

Dojo Shidokan.


 Le Kihon d'Ogura senseï.


Le kihon d'Ogura senseï tel qu'il l'a enseigné en 2017. Dans son dojo il y a beaucoup d'élèves pour le visiter, ce kihon se fait pratiquement sur place, avec de faibles déplacements. Le kihon s'exécute debout trois fois, la première fois lentement, puis à vitesse normale et enfin à vitesse rapide. Quand Ogura senseï l'exécute à vitesse normale cela paraît déjà très vite (pour moi). La version rapide est stupéfiante, paraît il, d'après ses élèves. Il ne l'a pas démontrée ce jour là. Il faut aussi parler du réalisme de chaque mouvement. On peut ressentir une réelle intention dans chaque coupe. Même si l'exécution est rapide, cela ne ressemble en rien à de la danse. Cela donne l'impression que senseï bouge très peu et pivote sur son axe central. Ses mouvements de jambes et ses armés sont particulièrement vifs. Tout est précis, net et sans geste parasite. Voici ce que j'ai perçu et noté (en peu de temps) :


Senseï commence pieds joints par dégainer et exécuter une coupe horizontale à une main (Nukitsuke) en reculant jambe gauche. Puis arme au dessus de la tête à deux mains en revenant pieds joints et exécute une coupe verticale à deux mains (kiri oroshi) jusqu'au nombril en reculant jambe droite. Les deux mains restent sur la tsuka pendant la suite du kihon jusqu'au noto final.

Mouvement suivant : Recevoir une attaque men de face en revenant pieds joints et se protégeant en Uke Nagashi. Armer et répondre en faisant men de face en reculant la jambe opposée à celle qui est revenue lors de la réception. Exécuter une deuxième fois le même mouvement de l'autre côté, comme cela les deux versions sont réalisées en changeant de jambe, en reculant, lors de la coupe (gauche puis droite).

Le mouvement suivant est une attaque de face à la nuque. Se protéger de la même façon que l'exercice précédent et y répondre par une coupe oblique de la nuque à la gorge. Idem que précédemment, deux fois, en alternant les jambes.

Mouvement suivant est une attaque latérale et horizontale à hauteur de la hanche. Se protéger en uke nagashi (modifié) sabre vertical contre l'épaule sur le côté à protéger, puis répondre par une coupe verticale kiri oroshi. Deux fois en alternant les jambes lors du recul dans la coupe. Terminer avec jambe droite en arrière.

Avancer jambe droite en faisant tsuki au niveau du ventre. Puis pivoter pour se retourner vers la gauche en joignant les pieds et en armant au dessus de la tête. Faire coupe kiri oroshi en reculant jambe gauche. Recommencer le même mouvement une deuxième fois.

Placer le sabre à la hanche gauche (waki gamae), avancer pieds joints lors du début d'attaque et couper comme Kesa giri (1ere coupe) en reculant jambe droite. Puis inverser en plaçant Waki gamae à droite sans bouger les jambes. Puis exécuter de façon similaire en inversant le mouvement de jambe. On termine jambe gauche en arrière.

Placer le sabre en Hasso no kamae à gauche, jambe gauche en arrière. Joindre les pieds en plaçant le sabre horizontal à gauche. Exécuter une coupe horizontale de la gauche vers la droite en reculant jambe droite. Recommencer le même mouvement en alternant les jambes. Terminer jambe gauche en arrière.

Armer au dessus de la tête en revenant pieds joints et effectuer une coupe verticale kiri oroshi en reculant jambe droite. Effectuer petit chiburi horizontal, puis noto. Revenir pieds joints en fin de kihon.


mercredi 14 juillet 2021

Saho L'art de paraître.

 

Shidokan


SAHO: L'étiquette (lors du salut). Saho est la présentation de la beauté extérieure. L'art de paraître exprimé à la japonaise. Expression plutôt employée pour désigner l'art de se maquiller pour une femme. Elle est employée dans l'art du sabre pour montrer l'attachement à l'esthétique de la présentation.


Quand on réalise une démonstration (Enbu) dans un dōjō devant l'autel (on dit aussi

« Shinzen »), on doit suivre les principes suivants :

La même démarche s’applique devant le « Butsuzen » (qui est le lieu où se trouve le

Bouddha, le(s) drapeau(x) ou encore le(s) siège(s) pour le(s) visiteur(s)).

Entrer dans le Enbu-jō en gardant le sabre en position Keitō-shisei, ensuite saluer le Shinza

(le lieu de(s) la divinité(s)). Puis, se diriger dans la direction du Enbu, réaliser le Tōrei de

début (Hajime no Tōrei) et commencer le "Enbu". Après avoir terminé le Enbu, réaliser le

Tōrei de fin (Owari no Tōrei) et sortir du Enbu-jō.


1) Keitō-shisei (comment tenir le sabre)

Placer le pouce de la main gauche sur la Tsuba et saisir avec les 4 autres doigts le sabre

près du Koiguchi (entre la Tsuba et le Furigata) y compris la Sageo. Le coude gauche est

légèrement entre-ouvert sur la gauche. A ce moment, la lame (le tranchant) est dirigée vers

le haut, la Tsuka-Gashira se trouve au centre du corps, et la direction du Kojiri est de 45° par

rapport au sol. Le pouce gauche (l'éminence thénar) touche légèrement la hanche gauche et

le bras droit est positionné naturellement le long du corps.

Tsuka-Kashira: extrémité de la Tsuka

Kojiri : extrémité de la Saya


2) Shutsu-jo (comment entrer dans le Enbu-jō)

En gardant le Keitō-shisei, en premier déplacer le pied droit, puis avancer jusqu'à la trace

réservée pour le Enbu.

Avant d’entrer, s'assurer que le(s) Mekugi est (sont) bien fixé(s) au sabre, être correctement

vêtu avec le Dōgi (tenue) et ajuster le Obi pour faciliter l'entrée du sabre.


3) Rei (le salut au Shinza)

Se diriger vers le Shinza en gardant l'attitude Keitō-shisei.

Ensuite, déplacer la main gauche vers la hanche droite et saisir le sabre (sous le Kurigata) y

compris la sageo avec la main droite et amener le sabre le long de la cuisse droite. A ce

moment, le tranchant de lame est dirigé vers le sol et la Tsuka-Kashira est, elle, dirigée vers

l’arrière. Puis, relâcher la main gauche du sabre et la replacer naturellement à gauche le

long du corps.

Puis, laisser naturellement se placer la main droite, parallèle à la ligne du corps. Le Kojiri est

dirigé à la fois vers le bas et sur l’avant. Ensuite plier le corps à 30° et saluer sincèrement.

Après avoir salué, déplacer le poignet droit vers la gauche (le "Tanagokoro" est la manière

de diriger la main vers la droite) (Littéralement : " la paume " cela peut aussi se traduire par

" changer complètement " ou " faire volte face "de façon naturelle et non précipitée) et

déplacer la main droite directement et la placer naturellement en face du nombril.

Ensuite, placer le pouce gauche sur la Tsuba, puis saisir le sabre avec la main gauche et se

repositionner en Keitō-shisei.

Kurigata: pièce où le Sageo est attaché à la Saya.

Tanagokoro : la paume


4) Direction du Enbu

Tourner à droite en gardant le Keitō-shisei. Votre corps est dirigé à 45° par rapport au Shinza

(sur la gauche devant).

On appelle cette direction "le Shōmen pour le Enbu".


5) Tōrei (au début)

Depuis la position Keitō-shisei, s'assoir en (Chaku-za "seiza") (point 1), puis placer le sabre

face à soi sur le sol (la Tsuka est dirigée à droite) (point 2), depuis la position Seiza (point 3),

faire le Rei au sabre (point 4), puis se redresser en Seiza.

Point 1 : Chaku-za (S'asseoir)

Depuis la position Keitō-shisei, sans reculer les pieds, plier les genoux en les ouvrant

légèrement, réaliser le "Hakama-sabaki", amener les genoux au sol en commençant par le

genou gauche. La main droite se trouve posée sur la cuisse droite et la main gauche tient le

sabre au-dessus de la cuisse gauche.

Hakama-sabaki : rabattre calmement le Hakama de gauche à droite avec la main

droite.

Une fois assis au sol, la distance entre les genoux est d'environ celui d’un poing.

Puis, maintenir le sabre presque à l’horizontal pour que le Kojiri ne touche pas au sol.

Point 2 : Placement du sabre

Déplacer le sabre vers la droite et légèrement vers l'avant, puis envoyez la main droite à

l’intérieur de la main gauche. Ensuite, saisir le sabre par la main droite, avec le pouce sur le

Tsuba et les autres doigts sont près du Koïguchi.

Puis, s'incliner calmement en partant des hanches tout en dirigeant la lame vers le Shōmen,

éloigner le coude droit vers la droite, et glisser la main gauche sur la Saya "Shigoku" jusqu’à

10 cm environ du Kojiri. Puis plier le buste et poser le sabre au sol face à soi. A ce moment,

amener légèrement le Kojiri vers soi, afin qu’il ne soit pas dirigé contre le Shinza.

Puis calmement relever le buste et en commençant par la main droite replacer les mains sur

les cuisses et revenir en position Chaku-za.

Point 3 : Chaku-za "Seiza" (la forme assise)

Garder la tension dans le dos et mettre la pression sur le "Tanden"(hara) et relâcher les

épaules, puis ouvrir la poitrine naturellement, et garder la tête droite en allongeant la nuque

(Unaji). Les mains sont placées naturellement sur le dessus des cuisses et diriger les yeux

(Metsuke) à 4 ou 5 mètres devant et en direction du sol. En réalisant le "Enzan no Metuske"

les yeux sont mi-clos. Le "Ki" est diffusé dans toutes les directions.

Tanden : la partie du corps sous le nombril.

Unaji : la nuque.

Enzan no Metsuke : manière de regarder. Ne pas trop se focaliser en face de soi.

Mais fixer un point lointain comme « regarder les montagnes au loin » .

Point 4 : Za-rei (le Rei assis)

A partir de la position Chaku-za, plier le buste en avant et placer en premier la main gauche

sur le sol, puis la droite. Au sol les doigts sont alignés, les deux index et les pouces se

touchent mutuellement, formant un triangle. Les coudes sont en contacts avec le sol et les

genoux. Incliner le buste assez bas "Nukazuku", et saluer sincèrement. Après avoir salué,

relever le buste, replacer les mains sur les cuisses (cette fois, la droite en premier), et se

remettre en position "Chaku-za".

6) Taitō (mettre le sabre)

Après le "Tōrei", l'esprit est uni au sabre "Ken-Shin-Ittai". Ensuite, plier légèrement le buste

devant et prendre simultanément le sabre avec les deux mains. La main droite saisit le sabre

près du Koïguchi, la paume est dirigée vers le haut et le pouce placé sur la Tsuba. Dans le

même temps, amener la main gauche près du Kojiri (10 cm environ) et saisir légèrement la

Saya par le haut.

En relevant le buste, amener directement le Kojiri au centre du ventre et insérer le Kojiri dans

l’espace du "Obi" préparé par le pouce de la main gauche. Faire glisser la main gauche sur

le côté gauche du Obi, puis insérer le sabre avec la main droite jusqu’à ce que la Tsuba soit

placée en face de nombril. Après avoir placé le sabre, lier la "Sageo" et, placer les deux

mains sur les cuisses, maintenir la position "Chaku-za".

Lorsque le sabre est positionné dans le Obi, éviter de le bouger et/ou de le glisser

devant et derrière ou encore de le tourner.


7) Tōrei de fin

Après le "Enbu", s'assoir et retirer le sabre (Dattō : point 1). Ensuite, placer le sabre au sol

devant soi. La Tsuba se trouve sur la gauche, puis faire le "Zarei" au sabre (point 2). Ensuite,

amener le sabre sur la cuisse gauche (point 3), se relever (point 4), et se remettre en "Keitō-

Shisei".

Point 1 : Dattō (retirer le sabre)

En position "Chaku-za", délier la Sageo, amener la main gauche près du Koiguchi et saisir le

sabre en mettant le pouce sur la Tsuba. Ensuite, faire glisser le sabre légèrement vers

l’extérieur sur la droite sans changer d'angle, puis envoyer la main droite à l’intérieur de la

main gauche, placer l’index droit sur la Tsuba tout en la saisissant près du Koïguchi avec les

4 autres doigts. Puis, envoyer la main gauche sur le Obi côté gauche, et retirer le sabre en

éloignant droit avec le coude sans changer d'angle et en gardant le tranchant de la lame

dirigé vers l’intérieur.

Point 2 : Placement du sabre et Zarei

En gardant la main gauche sur la hanche, utiliser la main droite pour amener le Kojiri sur la

droite. Ensuite, positionner le sabre à la verticale en gardant le tranchant de la lame dirigé

vers l’intérieur. Puis, abaisser le sabre calmement vers la gauche et le mettre au sol centré

face à soi. Le sabre est placé à la position "Ichi-monji" (comme le Kanji ‘Ichi’). Redresser le

buste, placer les deux mains sur les cuisses, et maintenir la position "Chaku-za" et exécuter

le "Rei" au sabre comme expliqué au (5) point 4. Ensuite, replacer les mains sur les cuisses,

et se remettre en position "Chaku-za".

Point 3: Prendre le sabre

En gardant la main gauche sur la cuisse, éloigner la main droite et saisir le sabre. L’index est

placé sur la Tsuba et les 4 autres doigts sont placés au niveau du Koiguchi (entre la Tsuba et

le Kurigata). Ensuite, redresser calmement le sabre et l’amener au centre du corps et face au

Shōmen en gardant le tranchant de la lame dirigé vers l’intérieur.

Puis amener la main gauche au centre de la Saya, et glisser-la jusqu’au niveau du Kojiri.

Puis, tirer le sabre vers l’arrière du flanc gauche avec les deux mains et le placer sur la

cuisse gauche. Libérer la Saya de la main gauche, et envoyer cette dernière à l’intérieur de

la main droite. Placer le pouce gauche sur la Tsuba et saisir le sabre par la main gauche en

mettant les 4 autres doigts au niveau du Koïguchi. La main droite se replace sur la cuisse

droite.

Point 4 : Se relever

En position "Chaku-za" avec le sabre placé sur la cuisse gauche, relever les hanches et les

pointes "Yusen" de pieds. Ensuite, amener le pied droit au niveau du genou gauche sans le

dépasser et se relever sans plier le corps vers l’avant.

Au même moment, placer le pied gauche resté derrière à côté du pied droit devant et se

remettre en position "Keitō-shisei".

Point 5 : Taijō (Sortir du Enbu-jō)

En position "Keitō-shisei", se retourner vers le "Shin-za" et changer le sabre de main (main

gauche pour main droite) et faire le "Rei au Shinza". Puis, changer encore le sabre de main

(main droite pour main gauche) et se replacer en "Keitō-shisei". Puis, reculer en

commençant par le pied gauche. Après avoir reculé de 2 ou 3 pas, se tourner par la droite et

sortir du Enbu-jō.


  DOJO SHIDOKAN Muso Shinden ryu Shoden OMORI RYU Kata créé par ...